19.01.2012

Novartis, Smic, 6 semaines de vacances... le partenariat social bientôt au tapis

Dans l'affaire Novartis, l'essentiel fut sauvé. " La préservation des emplois ". Rien de mieux que des accords entre partenaires sociaux où les deux camps mettent de l'eau dans leur vin pour trouver des compromis; qui  permettent ainsi de limiter ou d'exclure des licenciements. Même si les employés de novartis sur le site Prangins ne seront pas au chômage en ayant en contre partie accepter de renoncer aux hausses de salaire prévues et de travailler par semaine de 36,4 heures à 40. Reste que ces accords ont pu être négocié après que le géant pharmaceutique promettait le pire des scénarios. Une délocalisation en bonne et du forme. Ce fut bien sur ce genre de négociations que l'on aurait du commencer, avant d'envisager une délocalisation du site.

Mais il est probable que les syndicats auraient trouvé inacceptable que le personnel fasse des sacrifices quand une entreprises fait plusieurs milliards de bénéfice. Comme ce fut pour eux inacceptable que Novartis bénéficiaire de ces milliards pouvaient ainsi licencier tous son personnel de Prangins comme il était prévu. Novartis aurait-il joué sur un tel chantage pour obtenir de tel faveur y compris les avantages fiscaux que l'état de Vaud vient d'accorder dans le cadre de ces négociations anti-délocalisations? Certains le pense. Probablement qu'on le saura jamais ou en tout cas pas ces prochaines années. Les emplois furent certes préservés et c'est l'essentiel. mais marlgré les apparences, le partenariat social en fin de compte ne sort pas vraiment grandi. Et je doute que la leçon sera retenue chez les syndicalistes. Tant que ces derniers sont persuadés qu'une entreprise bénéficiaire ne peut ni licencier, ni demander des sacrifices a son personnel. Peut-être croient-ils qu'une entreprise aurait tout intérêt à attendre les chiffres rouges et le risque de faillite pour se restructurer? Quand au susucre fiscal de l'état de Vaud en contre partie de ne pas licencier et de délocaliser; espérons que ce ne sera pas une prise d'otage. Personne ne sait de quoi sera fait demain en matière de conjoncture économique. Les promesses n'engagent que pour ceux qui y croient.

Mais le partenariat social, va aussi être mis à mal par la gauche et les syndicats ces prochaines années. Légiférer sur une 6ème semaine de vacances pour tous, légiférer sur une généralisation d'un salaire minimum sont les bonnes façons pour les syndicats et la gauche de se débarrasser de négociations avec le patronat. Comme celle de la semaine de 36 heures qui voulaient imposer la gauche et les syndicats qui fut nettement rejetées dans les années 90 par les votants. les différents secteurs économiques dont les capacités de fixer des accords sur les vacances et les salaires minimaux qui n'ont souvent rien en commun, seront ainsi prisonnier dans les mains de l'état. L'argument de la gauche et des syndicats sur l'octroi d'une sixième semaine de vacances en se référant que la productivité des entreprises a bondit de 25% ces dernières années est symptomatique d'une ignorance totale des réalités économiques des entreprises. On ne peut comparer par une moyenne nationale la productivité des entreprises comme Novartis et Nestlé dont une bonne partie de leur chiffres productifs se réalisent à l'étranger et une PME du bâtiment et ses 10 employés; des PME qui entrent souvent très juste dans leurs chiffres, tant les prix du marché son bas et les marges très serrées. Entre autres du à des charges sociales de plus en plus élevées et qu'une sixième de semaine de vacances en rajout par année renchérira encore plus.

Les syndicalistes auront commémoré en 2011 les cent ans d'existence des conventions collectives en Suisse. Ils pourront bientôt rendre hommage à ces dernières à leur enterrements auquel ils les auront volontairement tué. 

D.J 

07.01.2012

Présidentielles française: Une démocratie faussée...

...si Marine Le Pen leader du Front national n'obtient pas ces fameuses signatures de 500 maires. Inutile de dire que le Front national n'a jamais été ma tasse de thé. Tant sous Jean- Marie Lepen que sous sa fille Marine, même si elle semble rompre un certain passé mal sain de son père. Mais reste qu'un parti qui recueille plus de 15% d'intentions de vote, ne peut être démocratiquement absent des présidentielles faute de simples signatures manquantes. Il va de soit que ça vaut pour tout les partis politiques. Idem pour ceux que je trouverais totalement inutiles; Ils doivent aussi pouvoir participer à n'importe quelle campagne d'élection. C'est ce qu'on appel démocratie.

Mais la loi est la loi. Si Marine Le Pen ne peut pas se présenter aux présidentielles ce sera légal et elle ne pourra que l'accepter et se résigner. Mais par contre; que vaudra cette présidentielle? Les maires qui auront refusé de signer le parrainage de M.Le Pen ( et ils seront beaucoup puisque l'on compte entre 31'000 et 40'000 maires en France ) pourront-ils encore défendre les principes démocratiques? Ils pourront toujours le faire dans leurs discours. Mais on ne peut se mentir à soi-même. Les maires tant de droite ( UMP ) que ceux de gauche ( PS ) pour ne nommer qu'eux qui auront refusé ces signatures pour Marine Le pen; sauront dans leur conscience que le gagnant de la présidentielle ne sera pas un vrai gagnant par le fait d'avoir évincé arbitrairement un outsider sérieux. 

Ils le sauront parce que la polémique qui s'ensuivra se chargera de cela. A moins que la polémique actuelle sur le risque que Marine Le Pen n'ait pas ses 500 signatures aura l'effet souhaité? Ce qui serait une bonne chose pour que la France garde son esprit démocratique.

D.J

29.12.2011

Est-il obligatoire de voir une discrimination raciale au Mc Donald?

Il a fallut qu'une employée d'un Macdonald à Lausanne refuse de servir une Roms " mendiante " dont cette dernière avait les moyens de payer son repas pour que l'on désigne ce refus de servir automatiquement un acte raciste. Il n'a pas fallut 5 minutes pour qu'une cliente porte plainte contre le géant du fast food pour discrimination raciale.

Si discrimination a bien eu lieu, reste encore à savoir si c'est une discrimination raciale ou une discrimination selon le statut de la personne? Celle de statut de mendiante. Personne encore ne sait les raisons de ce refus de servir. Mais les moralistes antiracistes à deux balles préfèrent automatiquement l'acte raciste. Au lieu d'attendre les vrais conclusions tout en se demandant si l'employée en question sentait plutôt une certaine gène d'avoir une mendiante dans l'établissement? On sait que la présence des Roms qui mendient dans le rue, dérangent beaucoup de commerçants. Doit-on conclure de voir de la part des ces commerçants une forme de racisme larvaire; avant un racisme soi-disant avéré si des Roms ne se font pas servir par ces commerçants?  On sait bien que les antiracistes militant cultivent souvent un racisme imaginaire qu'ils aiment voir pour mieux le dénoncer. 

Depuis 2003, la loi permet aux commerçants ou restaurateurs le droit de refuser de servir un futur client. Au nom du droit aux choix de sa clientèle comme c'est le cas dans les autres branches commerciales. Ce qui fait que la loi autorise une forme de discrimination. Mais avec cette affaire du Macdonald, on est en droit de se demander si l'abolition du droit de servir selon la loi, n'est valable que pour le bon suisse à peau blanche; puisque pour les personnes de couleur, l'étranger ou les autres ethnies; un refus de servir pour x raisons sauf pour leur appartenance raciale ou ethnique semble devenir automatiquement un acte de discrimination raciale? Et cela avant toute conclusion d'une quelconque enquête . Exactement ce qui est arrivé à ce Macdonald de Lausanne. 

D.J